Épigraphe

[…] le livre est, comme la roue, une sorte de perfection indépassable dans l’ordre de l’imaginaire. Lorsque la civilisation invente la roue, elle est condamnée à se répéter ad nauseam. Que nous choisissions de faire remonter l’invention du livre aux premiers codex (environ le IIe siècle de notre ère) ou aux rouleaux de papyrus plus anciens, nous sommes là devant un outil qui, par delà les mues qu’il a subies, s’est montré d’une extraordinaire fidélité à lui-même. Le livre apparaît ici comme une sorte de « roue du savoir et de l’imaginaire » que les révolutions technologiques annoncées ou redoutées n’arrêteront pas. Une fois cette rassurante mise au point faite, le débat véritable peut s’engager.

Jean-Philippe de Tonnac,
N’espérez pas vous débarrasser des livres